Alonso partira en pole, Schumacher 6e

Alonso partira en pole, Schumacher 6e
- Fernando Alonso (Renault) a signé le meilleur temps des qualifications du Grand prix de Chine de Formule 1, samedi à Shanghaï, et il s'élancera dimanche depuis la pole position de cette 16e des 18 épreuves de la saison, devant son coéquipier Giancarlo Fisichella.

Sous la pluie, le rival d'Alonso au Championnat, Michael Schumacher (Ferrari) n'a pu faire mieux que le 6e temps. Pour obtenir ce résultat il a cependant dû faire étalage de tout son talent, les pneus pluie de Bridgestone se montrant très inférieurs aux Michelin de ses adversaires.

Alonso a ainsi signé sa 6e pole de la saison, la 15e de sa carrière. Et les deux Renault partiront de la première ligne pour la première fois depuis le Canada en juin, où Alonso avait d'ailleurs signé sa dernière pole jusque-là.

La seconde ligne sera également monopolisée par les deux monoplaces d'une même écurie: Honda. Rubens Barrichello et Jenson Button ont réalisé le même temps au millième près, mais le Brésilien l'ayant réussi le premier, il s'élancera de la troisième position et le Britannique de la quatrième.

Kimi Räikkönen a hissé sa McLaren-Mercedes en cinquième position, juste devant Michael Schumacher.

L'Allemand est le seul pilote Bridgestone dans les 13 premiers, les Williams-Cosworth de Mark Webber et Nico Rosberg étant 14e et 15e.

La pluie a fortement perturbé les qualifications poussant à la faute de nombreux pilotes: Barrichello, Räikkönen, Rosberg, Webber, Vitantonio Liuzzi (Toro Rosso-Cosworth), Robert Kubica (BMW Sauber), Alonso, Fisichella, Pedro de la Rosa (McLaren-Mercedes). Si ces sorties ont été sans conséquences pour les monoplaces, Scott Speed a, lui, abîmé sa Toro Rosso-Cosworth en tapant un rail par l'arrière.

Par ailleurs, la seconde Ferrari, pilotée par Felipe Massa, s'élancera de la dernière ligne aux côtés de la Super Aguri-Honda de Takuma Sato, les moteurs de ces deux monoplaces ayant été changés avant les qualifications.

Le départ du GP de Chine est programmé dimanche à 14h00 (06h00 GMT).

GP de Chine: grille de départ.

. Grille de départ:
1re ligne:
Fernando Alonso (ESP/Renault) 1:44.360
(moyenne: 188,038 km/h)
Giancarlo Fisichella (ITA/Renault) 1:44.992
2e ligne:
Rubens Barrichello (BRA/Honda) 1:45.503
Jenson Button (GBR/Honda) 1:45.503
3e ligne:
Kimi Raikkonen (FIN/McLaren-Mercedes) 1:45.754
Michael Schumacher (GER/Ferrari) 1:45.775
4e ligne:
Pedro de la Rosa (ESP/McLaren-Mercedes) 1:45.877
Nick Heidfeld (GER/BMW Sauber) 1:46.053
5e ligne:
Robert Kubica (POL/BMW Sauber) 1:46.632
Robert Doornbos (NED/Red Bull-Ferrari) 1:48.021
6e ligne:
Scott Speed (USA/Toro Rosso) 1:45.851
David Coulthard (GBR/Red Bull-Ferrari) 1:45.968
7e ligne:
Vitantonio Liuzzi (ITA/Toro Rosso) 1:46.172
Mark Webber (AUS/Williams-Cosworth) 1:46.413
8e ligne:
Nico Rosberg (GER/Williams-Cosworth) 1:47.419
Ralf Schumacher (GER/Toyota) 1:48.894
9e ligne:
Jarno Trulli (ITA/Toyota) 1:49.098
Christijan Albers (NED/Midland) 1:49.542
10e ligne:
Tiago Monteiro (POR/Midland) 1:49.903
Sakon Yamamoto (JPN/Super Aguri F1 Team) 1:55.560
11e ligne:
Felipe Massa (BRA/Ferrari) 1:45.970
Takuma Sato (JPN/Super Aguri F1 Team) 1:50.326

NDLR: Ce classement tient compte de la pénalisation de 10 places de Felipe Massa (Ferrari) et Takuma Sato (Super Aguri) sur la grille de départ par rapport à leur position en qualifications pour changement de moteur durant et avant les essais libres.


Alonso, comme un poisson dans l'eau


Le temps change... ce n'est pourtant pas le soleil qui a fait son apparition après les derniers essais libres, mais bel et bien la pluie. Commencée sur un circuit de Shanghai très humide, la séance de qualification du Grand Prix de Chine allait être marquée par la domination des monoplaces équipées de pneus Michelin.


Pour Felipe Massa, les caprices météo lui compliquaient la tâche – le Brésilien étant déjà pénalisé de 10 places sur la grille de départ en raison d'un changement de moteur. Il s'élancera en dernière ligne, juste devant Takuma Sato – également sanctionné pour le remplacement de son V8 Honda.


1ère phase – 15 minutes :

De nombreux pilotes quittaient immédiatement les stands au feu vert. Seules les Ferrari restaient à l'abri. Raikkonen était le premier à passer sur la ligne de chronométrage – 1'46.048 – avant d'être relayé en tête des écrans de chronométrage par la Renault de Fernando Alonso – 1'44.128.


L'Espagnol était rejoint en tête par Giancarlo Fisichella. Troisième, Pedro de la Rosa devançait Raikkonen, Liuzzi, Button, Coulthard et Kubica.


Plusieurs pilotes allaient se faire surprendre en cours de route : Barrichello ne pouvait éviter un tête-à-queue. Webber, parti tout-droit au premier freinage, et Raikkonen – passé sur l'herbe – s'en sortaient sans encombre.


Pour Tiago Monteiro – sa M16 bloquée sur le bas côté – provoquait l'agitation des drapeaux rouges afin que les commissaires puissent intervenir. Le feu vert ne tardait pas à se rallumer – le temps pour les pilotes de boucler un dernier tour chronométré, qui n'aura finalement aucune influence sur la hiérarchie.


Alonso et Fisichella conservaient donc les deux premières places. Dans le clan Ferrari, Massa et Michael Schumacher n'apparaissaient qu'en 13ème et 14ème position.


Sur la liste des premiers éliminés figurait les deux Toyota de Ralf Schumacher et Trulli, ainsi que des 'habitués' : les deux Spyker MF1 et les deux Super Aguri.

2ème phase – 15 minutes :

Toujours sous une pluie fine, les pilotes des Red Bull étaient les premiers à repartir – suivis des Williams et des Toro Rosso. L'ensemble du plateau ne tardait pas à s'élancer pour une première tentative 'rapide'.


Surpris par une flaque, Liuzzi effectuait un 360° - heureusement bien maîtrisé. Speed aura moins de chance en revenant vers les stands où il perdait le contrôle de sa Toro Rosso.


Michael Schumacher, puis Felipe Massa, signaient les meilleurs passages – sous les 1'47 – C'est Jenson Button qui prenait ensuite les choses en mains – 1'45.184


Alonso et Fisichella effectuaient chacun une escapade hors piste lors de leur première tentative. Mais Fernando comme Giancarlo allaient vite redresser la barre – et hisser leur R26 aux deux premières places – devant les deux Honda et les deux McLaren Mercedes.


Alonso améliorait encore peu avant le terme du deuxième quart d'heure – 1'43.951 – et s'assurait ainsi la première place devant Fisichella, Button, Heidfeld et De la Rosa.


Du côté de Ferrari, les deux pilotes reculaient dangereusement en dehors du Top 10. Ce n'est que dans son dernier tour chronométré que Michael Schumacher parvenait à arracher la 9ème place devant Doornbos. Massa – 13ème – était éliminé, tout comme Coulthard, les deux Williams et les Toro Rosso.


Phase finale – 15 minutes :

Contre vents et marées, les dix derniers pilotes qualifiés pour la dernière phase ont repris la piste sans attendre afin de 'vider' leur monoplace de la plus grosse quantité d'essence avant de partir à l'assaut du meilleur chrono.

Alonso, Fisichella, Heidfeld, Raikkonen et de la Rosa occupaient les premières positions – au-delà des 1'45 au tour.


A l'entame des 5 dernières minutes, le suspens restait entier. Raikkonen, Barrichello et De la Rosa se rapprochaient peu à peu de Fernando Alonso – bien décidé à conserver la première place.


L'Espagnol bouclait alors un tour en 1'44.360 – suffisant pour lui permettre de décrocher la 15ème pole position de sa carrière – la première depuis le Grand Prix du Canada 2006 ! A ses côtés sur la première ligne, on retrouvera Fisichella.


En deuxième ligne, les deux Honda de Barrichello et Button font la bonne affaire. C'est sur la troisième rangée que s'élanceront Kimi Raikkonen et Michael Schumacher. Pedro de la Rosa, Nick Heidfeld, Robert Kubica et Robert Doornbos complètent le Top 10.

# Posté le samedi 30 septembre 2006 04:20

Avant le GP de CHINE

Avant le GP de CHINE
Le Renault F1 team répond à mes questions:


Méthode Coué pour le champion du monde ? Pas du tout. Il affiche une confiance légitime avant les dernières épreuves de la saison 2006.


Fernando, on parle beaucoup ces dernières semaines de la pression que vous avez sur les épaules. Comment vous sentez-vous à l'approche des trois dernières courses de la saison ?
FA : Je pense que le stress est quelque chose d'inutile. Nous devons nous concentrer sur notre travail et je compte bien me donner à 100% pour l'équipe. Si nous faisons notre travail correctement alors nous mériterons de gagner et c'est ce qui se passera. L'important pour les dernières courses est de se donner au maximum pour l'équipe.

Votre dernière victoire remonte maintenant à trois mois au Canada. Est-ce que cela vous inquiète ?
FA : Nous avons toujours su que la fin de championnat serait très disputée et je m'y étais préparé. Chez Renault, nous sommes prêts pour les dernières courses et nous nous savons très compétitifs : peut être étions nous à 95% de nos possibilités alors que les autres n'étaient qu'à 70%. Maintenant, tout le monde est à 98% voire même 99% et le niveau de performance est très similaire. Nous savons que nous avons le potentiel pour gagner des courses et nous ferons tout pour que ce soit encore le cas.

L'équipe est-elle motivée ?
FA : Nous avons été en tête toute la saison et nous comptons bien terminer à cette place ! Honnêtement, je pense que l'équipe est plus motivée que jamais. Pour moi, il me reste trois courses à disputer avec cette équipe fantastique du Renault F1 Team et pour Michelin également avant que le manufacturier ne se retire de la F1. Notre motivation est donc énorme et je crois que nous pouvons y arriver.

Quel est votre point de vue sur le circuit de Shanghai ?
FA : Il fait définitivement partie des circuits qui me plaisent. J'ai des souvenirs fantastiques ici depuis l'année dernière lorsque nous avons décroché le titre Constructeurs. Il y a beaucoup de possibilités de dépassement notamment à la fin de la longue ligne droite et cela rend souvent les courses spectaculaires. Je pense que ce sera encore une très belle course.

Et quel résultat attendez-vous ?
FA : Il est difficile de se risquer à quelque pronostic que ce soit, le niveau de compétitivité des différentes équipes est bien trop serré. Nous allons nous concentrer sur nos objectifs c'est-à-dire viser la pole et bien entendu la victoire !





L'Italien de Renault F1 Team sait que la victoire au championnat ne passe que par une chose : une approche agressive.

Giancarlo, vous avez fait une belle remontée depuis la neuvième jusqu'à la quatrième place à Monza. Etes-vous optimiste quant au niveau de performance de la R26 en ce moment ?
GF : Je pense que nous pouvons être optimistes. Le niveau de compétitivité de la voiture était très bon à Monza et notre stratégie à un arrêt a très bien fonctionné. Michelin a également fait un travail remarquable et ils ont fait de gros progrès au niveau des enveloppes. Je pense que la situation est très positive pour nous à l'heure actuelle.

Renault est désormais à la deuxième place au championnat Constructeurs, juste derrière Ferrari. Est-ce que cela change votre stratégie ?
GF : Je ne pense pas. Cela a été un championnat très disputé depuis le début de saison et tout se jouera au Brésil. Ferrari est un concurrent hors du commun mais nous avons des objectifs très clairs pour les trois dernières courses. Je vise la troisième place au championnat Pilotes, Fernando veut gagner et pour cela nous devons battre Ferrari. Si nous y parvenons, alors le championnat Constructeurs sera pour nous. Nous continuerons d'attaquer jusqu'à la fin de saison, comme nous l'avons fait jusque là.

Aimez-vous le circuit de Shanghaï ?
GF : Le Grand Prix de Chine est une course fantastique. Le circuit est exceptionnel, un des meilleurs au monde, particulièrement exigeant et doté d'infrastructures incroyables. Les gens sont très sympathiques, très enthousiastes à propos de la Formule 1 et il y a toujours une foule énorme le dimanche pour la course. C'est vraiment un Grand Prix très sympa.

Finalement, comment pensez-vous que la R26 se comportera ?
GF : Je pense que ce sera un bon circuit pour la R26. Il faut une bonne balance car la voiture doit bien se comporter au freinage mais elle doit aussi être suffisamment stable dans les virages rapides, il faut donc adapter précisément l'aéro et l'équilibre mécanique. Nous avons été très rapides ici l'an passé, Fernando a gagné la course et moi j'ai terminé quatrième malgré une pénalité (drive-through). Je crois que nous pourrons être très compétitifs à Shanghaï cette année encore.



nous savons qu'il aurait été capable de se battre pour la victoire. Certains ont décidé de tirer un trait sur nous pour le championnat, je ne pense pas que ce soit le cas, loin de là.

Mais Ferrari a l'avantage pour le moment ?
PS : Oui, dans un sens. Nous avons appris l'an passé qu'avoir un avantage psychologique est important, comme lorsque nous avons enchaîné les victoires en début de saison. Mais l'autre chose dont je me souviens également est la réaction de l'équipe lorsque nous avons perdu l'avantage aux Constructeurs au Brésil en 2005. Perdre la tête a redoublé notre motivation pour récupérer la première place et nous avons réussi, avec la manière. C'est certainement la plus grande satisfaction de la saison dernière et notre approche cette année est de se dire « ok, on refait la même chose ». La plus grande qualité de cette équipe est d'être honnête avec elle-même. Nous savons où nous en sommes en terme de performances et nous sommes confiants.

L'équipe a eu un week end tourmenté à Monza. Quel impact cela a-t-il eu sur la course ?
PS : La page est tournée maintenant. Il faut reconnaître les faits. Le fait que Fernando ait cassé son moteur et que cela nous ait coûté de précieux points. Qu'il ait été en tête ou à la 22ème place, son moteur aurait cassé de la même façon, au même moment. Notre priorité a été de solutionner le problème et de continuer à travailler. Les événements du week end ont été malheureux mais n'ont fait aucune différence quant au résultat final. Il faut donc tirer un trait et se concentrer sur ce qu'il reste à venir.

Cette casse moteur a été la première de l'équipe cette année. Quelles mesures ont été prises ?
PS : Nous avons identifié la faiblesse qui était à l'origine de la casse et nous avons pris des contre-mesures. Les moteurs que nous utiliserons en Chine apporteront un gain de performance par rapport à Monza, aussi bien en terme de puissance que d'utilisation.

Il a souvent été dit que 2006 serait un championnat décidé par les pneus. Michelin semble avoir fait d'importants progrès en Italie. Cela s'est-il confirmé lors des derniers essais ?
PS : Ils ont continué de travailler et d'avancer, oui. Nous sommes satisfaits de notre préparation pour les trois courses à venir et nous avons fait de bons progrès tant sur les mélanges qu'au niveau de l'architecture. Nous avons noté de véritables progrès à Jerez et à Silverstone la semaine dernière et Michelin travaille vraiment dur.

Avec une lutte aussi serrée dans les deux championnats, l'équipe est-elle particulièrement sous pression ?
PS : Oui la pression est là, on ne peut pas le nier. Nous n'avons aucun droit à l'erreur lors des trois prochaines épreuves mais cela simplifie aussi beaucoup de choses. Notre seule option est de mener une course agressive. A ce moment de la saison, on ne peut se satisfaire d'une seconde place. Et ceci est aussi vrai pour Ferrari.

Vous avez travaillé avec les deux prétendants au titre cette année. Est-il possible de comparer Fernando à Michael ?
PS : Cela va sans dire qu'il s'agit de deux pilotes exceptionnels et de deux compétiteurs hors du commun mais je crois aussi que Fernando gère mieux la pression que Michael. Au cours de sa carrière, il est arrivé plusieurs fois à Michael de ne pouvoir exprimer tout son potentiel lorsqu'il était sous pression. Et je pense que la pression est encore plus importante pour lui sur ces trois dernières courses. Jusqu'à présent il avait toujours la possibilité de se refaire l'année suivante, s'il ne réussissait pas à s'imposer. Cette fois, il n'aura pas de seconde chance...

Les deux championnats se joueront lors de ces trois dernières courses. C'est le scénario rêvé pour les amateurs de sport. Comment décririez-vous l'ambiance au sein de l'équipe à l'heure actuelle ?
PS : Je pense qu'elle est déterminée, optimiste et impatiente. Nous avons des objectifs très clairs que nous nous donnons les moyens d'atteindre. Nous comptons profiter des dernières courses pour réussir ce que nous nous sommes fixés. Cela a été une saison de Formule 1 ordinaire et cela se jouera lors des dernières épreuves, comme souvent. C'est fabuleux de vivre une fin de saison aussi excitante.

# Posté le mercredi 27 septembre 2006 06:14

Modifié le vendredi 29 septembre 2006 13:17

Ce qui a poussé Alonso à partir...

Ce qui a poussé Alonso à partir...
Le champion du monde espagnol, Fernando Alonso, a concédé avoir accepter un transfert chez McLaren Mercedes en 2007 en raison de l'incertitude qui régnait à la fin de la saison passée à propos de l'avenir de Renault en F1.

« Je ne savais pas ce qu'ils allaient faire » affirmait Fernando dans les colonnes du quotidien italien 'La Repubblica.' « Ce n'était pas clair pour moi – allaient-ils continuer à investir autant qu'avant pour continuer à gagner. »

Ce n'est qu'en milieu de saison que les dirigeants de Renault ont confirmé leur implication dans le championnat du monde de F1 sur un plus long terme.

Directeur de l'équipe Renault F1, Flavio Briatore admet que : « Si la stabilité avait été au rendez-vous – je pense que nous aurions pu le garder. Ça été une mauvaise synchronisation. »

# Posté le lundi 18 septembre 2006 05:40

Modifié le lundi 18 septembre 2006 05:59

Le ton monte entre Renault et Ferrari

Le ton monte entre Renault et Ferrari
Une volée d'accusations et d'injures prouve depuis quelques jours que le championnat du monde de Formule un se prépare à vivre une chaude, très chaude, fin de saison.

Alors que tout le monde venait de communier dans l'annonce du retrait prochain de Michael Schumacher, Fernando Alonso, champion du monde en titre, a accusé son glorieux prédécesseur d'être "le pilote le plus anti-sportif de l'histoire de la F1".

La réplique est venue du manager de l'Allemand, Willi Weber, qui a jugé "pitoyable" l'attitude de l'Espagnol et l'a accusé d'avoir frappé "en dessous de la ceinture".

La polémique est montée d'un cran dans la hiérarchie des écuries. Flavio Briatore, patron de Renault et d'Alonso, a déclaré à des journalistes que Schumacher manquait de charisme.

Luca di Montezemolo, président de Ferrari et de Schumacher, a répondu que Briatore parlait trop.

Les deux camps ont ainsi adopté une stratégie que pratiquent plutôt les boxeurs lors des pesées d'avant championnats du monde.

Et comme pour des boxeurs, la véritable bataille est encore à venir.

A trois Grands Prix de la fin de la saison, Alonso ne compte que deux points d'avance sur Schumacher au classement des pilotes. Ferrari ne devance Renault que de trois longueurs à celui des constructeurs.

AMORTISSEUR INTERDIT

La prochaine course, en Chine, ne sera pas décisive et tout se jouera au Japon, voire au Brésil, dernier rendez-vous de la saison, le 22 octobre ce qui laisse largement le temps aux soupçons et controverses de fleurir.

Renault n'a toujours pas accepté que son amortisseur de vibrations ait été interdit en juillet après avoir été autorisé pendant plus de la moitié de la saison et s'interroge toujours ouvertement sur le pourquoi et l'origine de cette décision.

Dans les quatre Grands Prix qui se sont déroulés depuis, Alonso n'a décroché que 12 points contre 27 à Schumacher.

Le pilote espagnol et son écurie n'ont pas digéré non plus la sanction qui a valu à Alonso d'être rétrogradé de la 5e à la 12e place sur la grille de départ du Grand Prix d'Italie à Monza.

Nombreux ont d'ailleurs été les observateurs qui ont jugé la punition imméritée, à commencer par l'ancien pilote autrichien Nikki Lauda qui l'a dénoncée comme "la décision la plus folle" qu'il ait jamais vue.

Flavio Briatore a été plus loin. "Ce championnat du monde a déjà été décidé sur le tapis vert. Ils ont décidé de le donner à Schumacher", a-t-il proclamé avant de réaffirmer, sous la menace de sanctions, sa confiance en la Fédération internationale.

BATAILLE DE PNEUS

Une autre bataille couve entre les fabricants de pneumatiques Michelin et Bridgestone.

La marque française, qui est fournisseur de Renault et quittera la F1 à la fin de la saison parce que la FIA a décidé de ne recourir qu'à un seul équipementier, est passée à l'offensive.

Elle a fait circuler une photo qui montre un technicien de Bridgestone, fournisseur de Ferrari, porteur d'une tenue de haute protection, vêtement, gants et masque accroché autour du cou.

Le technicien mange aussi une glace, mais là n'est pas le problème pour Michelin.

"Le travail normal d'un fabricant de pneus lors d'une course de F1 est de monter, gonfler et démonter des pneus et cela ne nécessite pas un tel équipement", soutient la marque française.

"D'après nos experts, ce genre d'équipement ne serait nécessaire qu'en cas d'utilisation de produit toxiques que nous n'utilisons ni dans les Grands Prix ni lors des tests."

En d'autres termes, Michelin semble accuser Bridgestone de violer les règlements par le traitement de ses pneus.

La marque japonaise a vivement démenti, mais le monde de la F1 sait désormais qu'écuries, pilotes et équipementiers vont farouchement se surveiller jusqu'à la fin de la saison.

# Posté le vendredi 15 septembre 2006 10:50

Modifié le vendredi 15 septembre 2006 13:31

Alonso n'a jamais été aussi motivé

Alonso n'a jamais été aussi motivé
Après le Grand Prix d'Italie, Fernando Alonso, le Champion du Monde en titre, est plus motivé que jamais.

Fernando, l'Italie a sans doute été un des week-ends les plus difficiles de votre carrière. Quel est votre état d'esprit aujourd'hui?

Fernando Alonso: Naturellement, je suis déçu de ce qu'il s'est passé ce week-end et d'avoir dû abandonner. Mais nous devons nous concentrer sur la prochaine course et notre prochaine opportunité. Il y a trois courses à disputer et nous devons être optimistes. La Renault a été vraiment très rapide lors des trois dernières épreuves, aussi rapide que la Ferrari, si ce n'est même plus rapide. Pour les trois dernières courses du championnat je pense donc que nous sommes les favoris.

Michael Schumacher a annoncé dimanche après-midi qu'il prendrait sa retraite en fin de saison. Que pensez-vous du pilote Allemand?

FA: Certaines personnes en F1 ne seront sans doute pas très contentes car il n'y aura plus personne à suivre en course. Nous allons perdre et regretter un grand champion en piste, il a battu tous les records et est une légende de la Formule 1. Mais la Formule 1 pourra peut être, je crois, se concentrer davantage sur le sport lui-même après son départ.

Vous deviez prendre part aux essais de l'équipe cette semaine à Jerez et finalement ce ne sera pas le cas. Est-ce un sérieux problème que vous avez au genou?

FA: Non. Je me suis cogné le genou à l'intérieur du cockpit pendant une séance d'essais à Monza et j'ai une légère ecchymose. Bien sûr, j'ai pu rouler en course malgré ce problème mais nous avons pris la décision de ne pas rouler cette semaine pour me permettre de récupérer dans les meilleures conditions. Pour être honnête, c'est un peu frustrant car je voulais vraiment participer à ces essais. Nous avons de nouveaux pneus à tester ainsi que de nouveaux développements sur la voiture et en ce qui concerne le moteur. Ce sera une séance très importante cette semaine à Jerez.

Vous avez une avance de deux points au Championnat Pilotes. A ce stade de la saison, une seule question se pose : vous sentez vous capable de le gagner?

FA: Oui, absolument. Nous avons été rapides dans les dernières courses et la voiture s'améliore énormément. Nous avons eu des problèmes suite à l'affaire des mass damper mais la R26 est vraiment à nouveau très compétitive, comme nous l'avons prouvé une nouvelle fois ce week-end en remontant à la troisième place en étant pourtant parti 10ème sur la grille. En ce qui l'équipe et moi-même, nous sommes persuadés à 100%, je dirais même 110%, que nous pouvons le faire.

# Posté le mardi 12 septembre 2006 13:24